dimanche 5 février 2012

Le gros dans l'art # 12 : Lisette Model et les madeleines au beurre salé

Coney Island Bather, New York City, 1940

« Les gens pensent toujours qu’il y a une intention sarcastique dans ce que je fais, mais je ne suis pas du tout d’accord avec eux. J’ai l’impression que tous les gens que je photographie ont de fortes personnalités.»

Lisette Model (née le 10 novembre 1901 à Vienne, décédée le 30 mars 1983 à New York) est une photographe américaine née en Autriche. A l’origine musicienne, elle s’intéressera à la peinture grâce à son mari, le peintre russe Evsa Model. Influencée dans sa jeunesse par des artistes qui veulent bousculer la bourgeoisie autrichienne par leurs oeuvres (expression de sexualité brutale, souffrance humaine, tiraillements, ect…), Lisette Model sera marquée par ce terreau artistique.

En 1930, la photographie semble devenir un métier prometteur et c’est dans ce contexte artistique qu’elle se lance l’appareil à la main. Le monde de la photo n’est pas inconnu pour Lisette Model grâce à sa jeune soeur Olga qui est photographe professionnelle. En se lançant dans sa nouvelle carrière de photographe reporter, Lisette Model recevra un conseil précieux de la photographe Rogi André qui guidera toute son existence : « Ne photographie jamais quelque chose qui ne t’intéresse pas passionnément.» Quarante ans plus tard, Lisette Model dira à ses étudiants : « Montrez dans vos photos ce que vous avez dans le ventre !»






Pâte à madeleine (pour une vingtaine de madeleines) :
3 oeufs
250 g farine
200 g sucre semoule
125 g de beurre salé
5 cl de lait
1 sachet de sucre vanillé
1 sachet de levure chimique

Dans un saladier mélangez le lait, le sucre, les oeufs, la farine, la levure et le sucre vanillé.
Lorsque votre pâte sera bien homogène ajoutez le beurre salé fondu. puis mélangez l'appareil pendant une bonne minute.
Couvrez d'un torchon propre et laisser reposer la pâte pendant 2 heures à température ambiante.
Préchauffez votre four à 220°c.
Beurrez vos moules à madeleines (ou utilisez des moules souples) et remplissez à moitié, enfournez pendant 6 minutes à 220°(Th7-8) puis 4 minutes à 200°c.(Th6-7)

Dégustez vos madeleines chaudes ou froides.
Sachez aussi que les madeleines se conservent plusieurs jours dans une boite hermétique et se dégustent alors comme des gâteaux secs


jeudi 2 février 2012

alain Passard et les dessins culinaires ... hihihi comme moi !

Une Grosse tendance : le dessin culinaire. Je vous l'dis tout net, ça sent la nouvelle tendance.

Un papier dans le Monde d'aujourd'hui sur Alain Passard, le chef carnivore qui devient végétarien et illustrateur.

... Le bruit court bientôt que L'Arpège, trois étoiles au guide Michelin depuis 1996, devenait un restaurant végétarien. Les gourmets parisiens et même ses fidèles étaient perplexes. On ne parlait que de sa betterave en croûte de sel. Deux heures et demie de cuisson à four moyen, et voici la fameuse Beta romana, servie chaude encore, avec sa peau devenue légèrement croustillante. Jamais betterave de pleine terre n'avait connu un tel accommodement ! Les carottes aux grains de couscous, onctueuses et sucrées, enivrées des saveurs piquantes de la harissa, résistaient à l'astringence de l'huile d'argan. Même le modeste poireau de la Manche au beurre salé, serti d'éclats de truffes noires, réussissait à jouer les premiers rôles quand il n'était que figurant au théâtre culinaire. L'enthousiasme de Passard et de son équipe eut bientôt fait de désarmer le carnivore ordinaire. ...
suite ici

Émotion pourpre au parmessan, Alain Passard

Tout sur Alain Passard , son site et ici
... « Alain Passard n'avait jamais écrit un "livre de cuisine". C'est qu'il n'aime pas les photos de recettes. Leur exactitude trahit l'esprit, décourage les papilles et elles sont incapables de rendre compte du geste. Encore et toujours le geste, c'est l'obsession d'Alain Passard. Geste étudié, répété mille fois, pour n'être jamais le même. Sollicité comme on l'imagine, il a donc décliné toutes les propositions avant d'avoir la révélation de ce livre avril-là. Tout simple. Sobre. Aucune photo de l'auteur en toque. Juste des recettes et des collages. Les collages ne sont pas le reflet de ce qu'il pourrait y avoir dans l'assiette. Ils n'illustrent pas les textes. Ils sont le résultat d'une série de gestes, associés à des intuitions de couleurs. Le collage du cèpe au citron à la fleur de thym et huile d'olive a des contrastes, des profondeurs de sousbois, avec un confit de citron qui prend la lumière par surprise. On imagine assez bien l'artiste au milieu des emballages, des échantillons de déco, des pubs du Monde Magazine, cultivant son jardin de papiers. »....

Le gros dans l'art # 11 : Jenny Saville et la purée de céleri-rave

Jenny Saville and Glen Luchford: Closed Contact N° 3, 1995, photo - dessin racine du céleri-rave

Jenny Saville est née à Cambridge en 1970. Elle a fréquenté la Glasgow School of Art puis la Slade School of Fine Art.

Ses peintures de grand format ainsi que ses photos traduisent sa fascination pour la peau et la chair. Ses sujets privilégiés: des femmes avec un excédent de poids.
Sa première exposition majeure fut à la galerie Cooling à Londres en 1993. En 1997, une exposition controversée au Royal Academy of Art lui mérite beaucoup d’attention.

Jenny Saville, 1992

Étude de chair 1992, 51.6 X 39,5 cm, huile sur toile

$179,559/£90,000 (Enchère)
Sotheby's, Londres - 22 juin 2007

La purée de céleri rave
Un accompagnement tout en douceur et à la saveur fine.
Préparation : 15 min
Cuisson : 25 min
Niveau : facile

Ingrédients pour 4 personnes :
• 700 g de céleri rave
• 300 g de pommes de terre à chair farineuse (bintje ou hollande)
• 60 g de beurre
• 1 à 2 cuillerées à soupe de crème fraîche épaisse
• 1 citron
• 1 cuillerée à café de gros sel
• sel fin et poivre

Épluchez les pommes de terre et le céleri, rincez-les sous le robinet d'eau et coupez-les en gros morceaux. Placez-les dans une grande casserole et couvrez-les avec un litre et demi d'eau froide, ajoutez le gros sel et le jus de citron (pour que le céleri reste bien blanc). Portez à ébullition puis faites cuire à frémissement durant 30 à 45 minutes selon la grosseur des morceaux de légumes.
Au bout de ce temps testez la cuisson : traversez les légumes de part en part avec la lame d'un couteau. Si celle-ci ne rencontre aucune résistance, les légumes sont cuits.
Égouttez-les sans les rincer, passez-les au presse-purée, ajoutez la crème fraîche et le beurre coupé en dés, salez et poivrer. Mélangez bien. Dégustez chaud.
(Une recette de Gustave , Romain)