lundi 31 mars 2008

Arles et la mode vue par Christian Lacroix aux Rencontres photo d'Arles

Par Fabienne FAUR AFP - Mercredi 26 mars, 17h39

PARIS (AFP) - La mode, mais photographiée autrement, sa ville natale d'Arles et les images de nombreux artistes contemporains ont été choisis par le couturier Christian Lacroix pour les Rencontres de photographie d'Arles dont il assure cette année la programmation très variée.

Quelque 60 expositions de photographie seront présentées du 8 juillet au 14 septembre dans toute la ville pour la 39e édition du festival dont le couturier, qui en a concocté une large part, présentait mercredi le détail devant la presse.

Absent d'Arles où il "n'avait pas mis les pieds depuis neuf ans", le couturier de 56 ans entend par cette programmation "rendre à la ville ce qu'elle (lui a) donné, montrer de la mode mais pas sur papier glacé bling-bling et jouer le rôle de passeur des écrivains d'images".

Ce "collectionneur amateur" qui fait de la photo "comme tout le monde" -- il a un petit numérique dans la poche -- a expliqué que "derrière chacune de (ses) robes, il y a une image. J'ai vécu par procuration dans les magazines de mode", a ajouté le couturier qui crée un modèle en "amassant des images" qu'il fait "se rencontrer".

Outre un travail pour le magazine The New Yorker de Richard Avedon, photographe à Vogue et Harper's Bazaar aujourd'hui disparu, la programmation de Christian Lacroix propose une vingtaine d'expositions personnelles de photographes contemporains, souvent français, amis de longue date ou rencontres récentes, liés ou non à l'univers de la mode.

Jean-Christian Bourcart proposera un travail sur la photographie de mariage, Grégoire Korganow sur les coulisses des défilés de mode, Françoise Huguier sur les appartements communautaires russes et Patrick Swirc un journal photographique intime à son épouse.

Peter Lindbergh évoquera Arles et la Camargue, Vanessa Winship les écolières turques alors que Samuel Fosso, photographe camerounais, se met en scène.

Les prostituées indiennes, les "cocottes" du Second Empire, des oeuvres des collections publiques sur la mode, les "trucs" d'Henri Roger, sorte de +Méliès+ du début du XXe siècle, l'extraction du sel aux Salin-de-Giraud --"où mon arrière arrière grand-père était gardien de nuit"--, ou encore les reporters locaux arlésiens, seront quelques uns des sujets évoqués.

Christian Lacroix présentera également un "travail très modeste, mais qui (lui) tient à coeur", que sont les fonds photographiques de sa maison de couture, faits de polaroïds, images accumulées ou découpées et de cahiers de collages tandis qu'un travail d'Alain-Charles Beau évoquera les coulisses de la maison Lacroix.

Une exposition "photographie vestimentaire", composée de plusieurs sections, montrera d'anciennes photographies de modèles, les natures mortes pour accessoires du magazine Vogue, les usages professionnels de la photographie dans la mode -- +books+, catalogues -- et la vidéo de mode.

Les Rencontres proposeront également des expositions de Mimmo Jodice, Jane Evelyn Atwood, Paolo Pellegrin, sur Bartabas ou le Groupe F.

Les Rencontres organisent également, traditionnellement, un colloque, des stages, un prix et des événements festifs divers.

Le budget du festival, qui avait accueilli l'an dernier 55.000 visiteurs, est de 3,8 millions d'euros, dont 50% viennent de subventions publiques (Etat, Régions, Ville, etc.), 25% de la billetterie et 25% du mécénat.

photographie cet été


Les Rencontres d’Arles 2008 se dérouleront du 8 juillet au 14 septembre 2008 autour d’un programme notamment composé par le créateur arlésien et grand amateur de photographie Christian Lacroix.

mardi 25 mars 2008

c'est mon côté folk us

http://www.youtube.com/watch?v=w7bFI8j2vyc
allez voir et entendre , c'est beau comme une légende

le punk est tendance et arty : vive Patti Smith


Née à Chicago, Patti Smith grandit dans le New Jersey. Adolescente non-conformiste passionnée de Rimbaud, elle part pour New York en 1967 et y rencontre le photographe Robert Mapplethorpe. En 1969, le couple s’installe au Chelsea Hotel et se lie d’amitié avec des artistes et écrivains tels que Sam Shepard, Brice Marden, Allen Ginsberg et William Burroughs. S’absorbant dans la poésie et dans la scène, Patti Smith recherche passionnément une synthèse entre improvisation, politique et rock’n’roll. Elle sort un premier titre Hey Joe / Piss Factory en 1974, et contribue avec le groupe Television à créer un mouvement proto-punk, sur la scène du légendaire CBGB. En 1975, son premier album Horses, célèbre pour sa pochette – un portrait emblématique de la chanteuse par Robert Mapplethorpe – connaît un succès mondial et reçoit en France le Grand Prix du disque Charles Cros (1975).

le punk est tendance et arty (2)

Victime d’un grave accident en 1977, Patti Smith entre dans une longue convalescence, durant laquelle elle se plonge dans l’écriture poétique et publie Babel. L’année suivante, ses dessins sont exposés pour la première fois à New York à la Robert Miller Gallery. C’est aussi l’année de la sortie de l’album Easter, avec l’extraordinaire Because the Night, chanson co-écrite avec Bruce Springsteen.

En 1979, elle quitte New York pour Détroit dans le Michigan et épouse le musicien Fred Sonic Smith du groupe MC5. Ils ont deux enfants et enregistrent l’album Dream of Life, avec notamment l’hymne People Have the Power. En 1995, après la mort brutale de son mari, Patti Smith se réinstalle à New York avec ses enfants et reprend sa vie publique. En 2005, elle reçoit en France les Insignes de Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres. En 2007, elle est intronisée au Rock’n’Roll Hall of Fame de Cleveland, l’hommage le plus prestigieux accordé aux musiciens de notre temps.Patti Smith à la Fondation Cartier à partir du 28 avril 08

samedi 22 mars 2008

graphisme français



Ich & Kar's Diary at Momo's est publié aux éditions Pyramyd, 21 x 25,5 cm, 240 pages, couverture souple, coins arrondis, gaufrage et dorure noire - 35 euros.

mercredi 19 mars 2008

suite du Glauque

17/03/2008 Désistements dans l'air…
Alain Solivérès, chef du restaurant le Taillevent à Paris, a finalement annoncé qu'il refusait de participer à la préparation d'un dîner à 300 000 dollars pour une cinquantaine de riches clients, invités préalablement au dîner à Bangkok à découvrir la pauvreté dans le nord-est de la Thaïlande. La décision du chef du Taillevent (3 étoiles Michelin) suit celle de ces confrères Jean-Michel Lorain et Michel Trama (tous deux 3 étoiles Michelin) qui ont renoncé par " sens moral ". Selon les trois chefs " aucune somme ne serait reversée à des organisations caritatives " cette année comme ils le croyaient initialement.