Lors d'une conférence "Pascal Monfort et les monstres de mode" de
Pascal Monfort à la
gaiété lyrique, j'ai découvert grâce à lui les premiers punks de l'Histoire de France ; évidemment c'est lié à une certaine manière de s'habiller et une attitude à avoir en société.
« Pascal Monfort et les monstres de mode »
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J'ai eu un vrai coup d'histoire ... ces punks -là , trop bien et très drôles
(à entendre à 23 minutes et 11 secondes de la vidéo de la conférence -ci-dessus-> jusqu'à 28mm ; car ensuite il y a des interventions du DA de Purple très chiantes et sans intérêt)
Poudre verdâtre sur le visage, des bosses dans le dos, la coupe de cheveux appelé en "oreille de chien" avec la nuque rasée... "on est la carnation d'une société qui n'importe rien "; 1er groupe à revendiquer un droit à porter la laideur. lls sont des enfants de bourgeois enrichis et qui s'en moquent.
Ce sont les
Incroyables et Merveilleuses sont un courant de
mode de la
France du
Directoire caractérisé par sa dissipation et ses extravagances, en réaction à la sombre tristesse qu'avait répandue la
Terreur.
Pour les Incroyables : (...)Les signes principaux auxquels se reconnaissaient les élégants de cette
époque étaient des redingotes très courtes, un habit à grand collet,
faisant une gibbosité sur le dos, comme s’ils eussent été bossus, une
gigantesque cravate semblant cacher un goitre ou des écrouelles, des
culottes de velours ou de nankin noir ou vert mal ajustées et faisant
paraître leurs genoux cagneux, des bas chinés, tire-bouchonnés sur la
jambe, comme s’ils avaient été dépourvus de mollets. En grande toilette,
l’incroyable remplaçait sa redingote courte par un habit à taille
carrée et à grands revers, un
chapeau claque
d’une dimension énorme se glissait sous son bras, et ses souliers
pointus rappelaient les chaussures à la poulaine du Moyen Âge.
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Pour les Merveilleuses :
ici , un papier dessus.
(...) Avec le Directoire, une véritable métamorphose affecta le costume
féminin. Le costume féminin à partir des années 1795-1796 effectua une
profonde mutation, en rupture avec la décennie précédente. Mais
qu’est-ce que l’Antiquomanie ?? C’est n’est rien d’autre qu’une passion
pour l’Antiquité gréco-romaine que les femmes du Directoire se sont
découvertes après les années passées sous la Terreur…
Déjà
débarrassée des paniers encombrants portés avec les robes sous la
Révolution, la femme n’eut qu’à relâcher les coutures du corsage. Et
subitement, les modifications des années précédentes se radicalisèrent
dans le rejet des formes anciennes. Elles rejetèrent expressément tout
rapport aux anciennes modes, anciennes coutumes : fragilement moulées
dès leur plus tendre enfance, elles laissèrent enfin leurs formes
s’épanouir et leur corps se libérer de leurs tortures narcissiques.
Toutes ces tendances convergèrent pour aboutir à la noble simplicité de
la colonne antique, que la mode féminine prenait pour modèle.
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